samedi 29 septembre 2012

Pékin



Ni hao,

Ça commence bien pour nous, lors du vol nous reliant à Beijing, on nous offre un plateau repas
(pour 2h de trajet c'est plutôt cool). Qui a dit que la nourriture en avion n'était pas bonne ?
Bœuf sauté aux nouilles, on se régale !

Notre hébergement se trouve dans un hutong, petite ruelle traditionnelle de Pékin, dans le quartier
de Dongcheng. Celui-ci est peuplé de petits restaurants.


Le quartier contient l'un des lieux de culte les plus fréquentés de la capitale, le Temple des Lamas,
haut lieu du bouddhisme tibétain. De nombreux pavillons et temples le composent.

Yonghegong, pavillon Ouest.

L'architecture typiquement chinoise nous séduit rapidement.


Comme dans tous les lieux de culte bouddhiste, un nombre incalculable de statues sont vénérées
par les fidèles. On en perdrait presque la tête. Les bouddhistes aussi d'ailleurs. Ils doivent déposer
3 encens devant chaque temple et statue, après avoir prié. Soit, d'après nos calculs, environ 135
bâtonnets d'encens, il faut avoir prévu le coup !

Yonghegong, Bouddha Yonhedian.

Une statue du bodhisattva Maitreya de 18m de haut, qui serait sculptée dans un seul bloc de bois de
santal, se trouve dans le Wanfuge. Elle est entrée dans le Guinness Book des records en 1990. C'est
vraiment fun cette course au plus grand bouddha du monde. Maintenant, on a trop envie de tous les
voir.

Yonghegong, Wanfuge.

Le quartier de Nanluogu est l'un de nos préférés, le coin des hipsters. Réseau de hutongs peuplés de jeunes japonais et chinois branchés. On se ballade entre boutiques de musique, vendant encore des cassettes, magasins de souvenirs à l'effigie de Mao et cafés-restaurants servant toute sorte de boissons étranges. On trouve même des boutiques vintages.

  Vue de Nanluogu Xiang depuis le Péking Café.


5h de visite pour la Cité Interdite. Impressionnante de par sa taille, on a surtout aimé le Jardin
Impérial et se perdre dans les ruelles pour y découvrir quantité de palais et temples.


On profite ensuite de la merveilleuse vue qu'offre le parc Jingsan sur la demeure impériale, après
une très longue montée des marches.

En plus, de la vue sur la Cité Interdite, apprécions la pollution.

Pour conclure notre semaine pékinoise, on tente l'expédition pour la Grande Muraille. Après une
heure de trajet en bus, on la découvre sur le site de Badaling, sous la pluie et par 10°C... En bon
touriste, nous sommes en t-shirt ! Mais, les chinois ne connaissent pas les bretons, qui, même dans
la tempête, s'en sortent avec un simple parapluie.

Question nourriture, on a pu manger à deux pour 16¥ (2€), comme pour 320¥ (40€).
La piste des fast-food chinois, nous offre un excellent rapport qualité/prix. Jusqu'à ce que l'on
découvre Kung Fu Fast Food, qui a pour effigie un petit Bruce Lee jaune fluo. En bon public, nous
nous laissons forcément tenter tellement on trouve çà drôle. Erreur, cela ne s’avérera pas bon du
tout. Par la suite, nous découvrirons qu'il s'agit vraiment d'une chaîne appartenant à la famille de
Bruce Lee.


Le canard laqué, spécialité de Pékin, s'impose. Et alors là, nos papilles en ont pris un coup : DE-LI-
CIEUX ! Le meilleur restaurant de Pékin, nous offre quantité d'accompagnements, tous plus bons les
un que les autres.


Dans un autre genre, on tente une excursion au marché de nuit de Donghuamen, réputé pour ses
brochettes de sauterelles, serpents ou larves. En photo ça semblait plutôt sympa. Une fois sur place
on en menait pas large. Koh Lanta n'est pas fait pour nous, ni les sea cucumber.



Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ici personne ne porte les fringues cheaps vendues
dans n'importe quel magasin chinois en France, ces vêtements sont exclusivement réservés à
l'exportation, malin !
À notre retour, nous tenterons sûrement de lancer la mode que nous avons décidé d'appeler Twin et
qui nous a complètement séduit.
Ce style s'adresse à tout le monde : couple, famille, jeune ou moins jeune. Kitsch à souhait !


Ceci n'étant qu'un rapide aperçu de notre séjour à Pékin, pour les amateurs plusieurs centaines de photos vous attendent !



mardi 25 septembre 2012

Oulan-Bator



Sain baïna uu

Nous débarquons en Mongolie à 6h du matin, après une dernière journée en Transsibérien peu reposante : la traversée de la frontière.
Nous sommes immobilisés (à chaque fois les douanes enlèvent notre locomotive comme si on allait s’enfuir avec) pendant 4h du côté russe et 3h du côté mongol.
On doit remplir un tas de papiers et s'exécuter aux mêmes rituels : fouille de la cabine, des bagages, visite des chiens, déclaration de biens...

Oulan-Bator est, il faut bien le dire, encore plus moche que ce qu'on s'était imaginé !
Immeubles en ruines, rues délabrées, maisons à l'abandon rythment la ville.
Celle-ci possède une seule véritable artère, Peace Avenue.
Au milieu des nouveaux immeubles occidentaux se dressent, ça et là, de grandes yourtes et d'anciens temples.



Après avoir pris une longue douche, 5 jours de train sans vraiment se laver c'est dur, on décide de partir à  la recherche de Gengis Khan.

L'imposante statue se voit de l'autre bout de la place.

On le retrouve à Sükhbaatar square sur le parvis de l’impressionnant Parlement.


La circulation est chaotique, nous manquons de nous faire écraser plusieurs fois.
C'est un peu Fort Boyard à chaque traversée, allons nous atteindre le trottoir.
Il faut savoir que les règles de conduites sont simples : roulez !!!
Feux rouges et stops n'ont aucun effet !
Cependant, il faut saluer l’acharnement des policiers qui n'hésitent pas à déployer tous leur efforts pour un minimum de sécurité.

Remarquez le podium vers lequel il court, la classe!

Sinon, Oulan-Bator renferme un des plus grands monastères bouddhistes, où vivent encore plus de 600 moines.
Le Gandan Khiid est constitué de plusieurs temples, d'écoles, d'une université et d'une bibliothèque.


Outre les nombreux moulins à prières et pagodes qui fleurissent dans le monastère, les fidèles viennent s'y recueillir en l'hommage de Megjid Janraisig, bodhisattva  de la compassion.
Lorsque l'on pénètre dans le temple principal, nous sommes surpris par l'immensité de la statue le représentant. Elle mesure 26,5 mètres de haut, entièrement recouverte d'or et de pierres précieuses.
C'est incroyable de voir quelque chose d'aussi immense dans un bâtiment si modeste.


Des centaines de petites statues représentant Ayush, bouddha de la longévité, accompagnent le bodhisattva, sur tous les murs du temple.

Notre escale à Oulan-Bator nous laisse des souvenirs pleins la tête !

Nous sommes à Pékin depuis quelques jours et, malheureusement, à cause de la censure, nous ne pouvons accéder au blog :(
C'est donc par l'intermédiaire de mon papa (merci!!.... pas de quoi , ....signé : le papa !), qui poste nos articles, que nous pouvons rester en contact jusqu'à notre arrivée au Japon.
Toutefois, nous recevons vos commentaires, donc n'hésitez pas, continuez à nous en envoyer !

vendredi 21 septembre 2012

Transsibérien

 Pour relier Saint-Pétersbourg à Moscou, nous empruntons un premier tronçon de Transsibérien.

L'arrivée du train est annoncée par une musique trop mignonne, ça met tout de suite dans l'ambiance !



On a de la chance, notre train est le 001, le plus confortable. Il faut savoir que les trains numérotés de 1 à 99 sont les meilleurs, au delà il ne faut pas espérer grand chose !

En effet, dans notre compartiment, nous attendent collations, thés, prises électriques, draps et serviettes de bain.

Nous partageons notre cabine avec un russe qui ressemble au « garde du corps » de Walt de Breaking Bad, pour les amateurs, et une dame.

Malheureusement pour nous, l'habit ne fait pas le moine. Nous sommes réveillés en pleine nuit non pas par un, mais par plusieurs rots enchaînés par la gentille petite dame! Difficile de contenir notre fou rire...

Après cet épisode burlesque, il est vrai que nous appréhendons nos futurs co-voyageurs dans le prochain train.



Notre second voyage commencera à Moscou pour finir à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie.

Quatre jours, cinq nuits, au total plus de 100h de train nous attendent.

Train numéro 006, on descend déjà en gamme : deux prises pour tout le wagon et pas de collation.

Notre première colocataire est très sympa, elle a notre âge, elle descend assez tôt, à Nijni-Novgorod.

Par la suite, arrivera un jeune homme d'affaires russe, beaucoup moins fun.

Dans notre wagon, un couple de mongol va aussi à Oulan-Bator, ils sont accompagnés d'un baby trop chou qui n'arrête pas de nous faire des blagues. Il se cache dans notre compartiment quand sa mère le cherche !




À Novosibirsk, monte tout un groupe de russes costauds un peu flippant, ils ronflent tellement fort qu'on les entend à travers le mur...

On se fait remarquer dès le début par notre chef de wagon, le provodnista , en cassant un bitoniot sur le robinet. C'est mauvais pour nous, le provodnista , si on l'a dans la poche peux nous faire passer sous le manteau des soupes lyophilisées, ou encore nous autoriser à utiliser son micro-ondes.


Notre samovar pour s’approvisionner en eau chaude pour le thé.


Les toilettes en fer avec un siège en caoutchouc.

Et surtout, au sol il y a un trou où l'on voit les rails défiler. Heureusement pour nous, ce n'est qu'au deuxième jour que nous l'avons remarqué !


Notre petit chez nous.



Comme nous nous arrêtons en moyenne toutes les trois heures, du ravitaillement nous attend sur les quais.

En cinq jours, nous avons vu le paysage se transformer, de la forêt de pins aux montagnes russes (ahaha), en passant par les marécages et les steppes.

D'immenses cités soviétiques s'étendent aux abords des grandes villes, comme à Krasnoyarsk.
Puis, des centaines de kilomètres presque dépourvues de traces humaines, hormis quelques petites fermes.


Gare de Omsk.

On est passé de 26° à Moscou à 5° à Irkoutsk.

Et surtout, un décalage horaire de folie.
On avait bien calculé avant de partir que nous traversions quatre fuseaux horaires.
Cependant, au bout du deuxième jour, l'heure du train n'a toujours pas changé.
La difficulté de communication, les russes étant encore moins bons que nous en anglais, n'aide pas.
Finalement, au bout d'une enquête rondement mener nous découvrons que l'ensemble du réseau ferroviaire russe est calé sur l'heure de Moscou.
Il faut dire que nous en avons eu la certitude la quatrième nuit quand nous avons été réveillé par le soleil à 4h du matin...


mercredi 19 septembre 2012

Moscou


9h, la Place Rouge est encore endormie. Seuls, nous arpentons ce lieu mythique du communisme.
Difficile de prendre des photos, des sortes de gradins sont en installation à côté du mausolée de Lénine (tout ça pour le festival international des fanfares...)

La Tour du Tsar domine le mur d'enceinte du Kremlin.

Elle possède une énorme horloge dont la plus grande aiguille mesure 3m de long.

Le Musée National d'Histoire est le bâtiment le plus impressionnant de la place avec ses briques rouges et ses toitures brillantes au soleil.

La Cathédrale Basile-le-Bienheureux, bien que très originale, est moins jolie que la copie réalisée à Saint-Pétersbourg.


Elle possède, cependant, des boiseries aux couleurs vintages, orange et bleu. Mélange surprenant pour une construction datant de 1561.


À l'opposé de la place, nous avons immédiatement un coup de cœur pour la cathédrale de Kazan. C'est la réplique exacte de celle construit en 1636. Elle paraît comme une maison de poupées à côté de la taille imposante des bâtiments qui l'entourent. En pénétrant à l'intérieur, nous découvrons mosaïques multicolores et dorures. Une célébration orthodoxe y a lieu, renforçant son côté solennel.



On profite du reste de la journée pour visiter le quartier de Kitaï Gorod ainsi que la place Teatralnaya, où se trouve le théâtre Bolchoï.

Et pour l'anecdote, dans un magasin, un vendeur français nous prend pour des anglais !
Comme quoi notre langue s'améliore.

Da svidanya

lundi 17 septembre 2012

Saint-Pétersbourg

Zdrastvouytye !

Réveillés par un magnifique soleil, nous décidons d'aller découvrir le centre ville.
C'est le temps idéal pour se promener, 28° au soleil !

L'élégance des femmes russes nous a frappé dès notre arrivée. Porter des talons aiguilles de 15cm (le minimum requis visiblement) est ici monnaie courante et l'inverse est plutôt rare. Elles sont toutes, dans l'ensemble très féminines, et mettent un point d'honneur à sortir de façon apprêtées, contrairement aux hommes. Ces derniers campent plutôt dans le style viril des années 80 avec moustache à la Gunter.

La majestueuse avenue de Nevsky Prospekt s'offre à nous avec ses bâtiments riches en couleurs.
Dans l'angle, l'ancien siège de Singer, coiffé d'un dôme en verre.

L'art nouveau présent à chaque recoin participe à la beauté de la ville.
Immeuble Yeliseyevsky, construit en 1901.

Bien entendu, nous admirons l'imposante façade du Palais d'Hiver où se trouve une partie des collections du musée de l'Ermitage.

Au détour d'une rue, un petit pont recouvert de cadenas nous amène devant l'église du Sauveur-sur-le-Sang.


Les mariés viennent y déposer un cadenas en forme de cœur pour célébrer leur union, trop romantique !

Illustrant l'art russe, cette église est l'une des plus jolies. Elle a été construite sur le modèle de celle de Basile-le-Bienheureux, à Moscou. Sa multitude de dômes sculptés étonne par la modernité des couleurs.

Son emplacement le long du canal, éloigné de l'animation du quartier commerçant, en fait un lieu idéal pour se promener et découvrir une image plus calme de la ville.
Nous avons été séduit par cette ambiance, notamment par le jardin Mikhaïlovsky.

jeudi 13 septembre 2012

Arrivée à Saint-Pétersbourg

Après un long voyage, levés depuis 5h, train + train + avion + escale à Riga + avion + bus + métro + métro, nous voici enfin arrivés à Saint-Pétersbourg, il est 23h, heure locale!

A noter, que malgré nos visas en règle nous avons dû les présenter plusieurs fois, dont à Riga, où un terminal (derrière une porte blindée, nous devons prendre un long couloir sombre et étroit, ambiance KGB) est réservé aux vols vers la Russie. Nous avons dû également remplir quantité de papiers administratifs .

Premières impressions, la ville semble gigantesque, des étages de périphériques s'entrecroisent comme aux USA. Tout est énorme. Les russes sont très sympas, ils nous aident à trouver notre chemin malgré nos difficultés à communiquer. Une bonne ambiance règne, des couples s'enlacent dans la rue, et les russes ont le sourire facile.

Comme il fait très bon, plus de 22°, nous décidons de nous balader, après avoir déposer à l'auberge de jeunesse nos 37kg de bagages (23 pour Anthony et 14 pour moi). Tous les styles se côtoient, de la petite épicerie à la brasserie de luxe, des bâtiments soviétiques aux grands immeubles art nouveau.

Bref, cette première étape à Saint-Pétersbourg nous a encore plus séduit que prévu. On vous racontera un peu plus en détail notre expédition russe, dans un prochain post, sûrement après le Transsibérien.

Effectivement comme nous sommes des boulets, les photos suivront donc dans ce futur message (câble usb de l'appareil photo bien rangé dans mon sac à dos, lui même bien rangé à la consigne de la gare, où bien évidemment nous ne sommes pas...)

PS: Merci à l'hôtel Metropol de Moscou pour sa connexion Wi-Fi si peu sécurisée ;)